Le cimetière communal hier et aujourd'hui

A l'occasion de la Toussaint où chacun honore ses proches disparus, découvrez le cimetière communal du Kremlin-Bicêtre

La création du cimetière communal a été l’une des premières décisions du conseil municipal de la nouvelle commune du Kremlin-Bicêtre, qui s’est séparée de Gentilly en 1896. En effet, le 23 octobre 1897, le conseil municipal, dirigé par Eugène-Thomas, autorise l’achat d’un terrain d’une superficie de 57000m2 appartenant à la Ville de Paris pour y aménager un cimetière. Au coût de l’achat s’ajouteront ceux de la construction du bureau du conservateur (œuvre de l’architecte de la ville, Henri Rebersat), d’une voie reliant la route de Fontainebleau au cimetière ainsi que d’un mur d’enceinte, etc. 

L'organisation du cimetière

Le cimetière comprend plusieurs sections (mais pas de sections religieuses) : un carré militaire, un site cinéraire, pour les incinérations, qui comprend des colombariums (monuments où sont placées les urnes contenant les cendres), des caves-urnes (mini-tombes où sont déposées les urnes) et un jardin du souvenir (où l’on disperse les cendres), ainsi qu’une section réservée aux indigents – des personnes sans famille qui sont décédées au Kremlin-Bicêtre, ou dont les familles n’ont pas les ressources nécessaires pour financer l’inhumation, laquelle est prise en charge par la Ville, par le biais du Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne auquel notre ville adhère. Au Kremlin-Bicêtre, il y a entre 100 et 120 inhumations par an. 

L'entretien du cimetière

Les services de la ville s’occupent de nettoyer les allées, les abords des tombes, de désherber, de ramasser les feuilles, de fleurir les bacs et massifs, de couper les branches basses des arbres (pour l’élagage des branches hautes, c’est une société extérieure, équipée de matériel adéquat, qui en est chargée)… En revanche, l’entretien des tombes relève exclusivement des personnes qui ont acheté une concession, qu’elle soit de 10, 30 ou 50 ans. Les agents municipaux n’ont pas le droit d’intervenir. Ainsi, lorsque des tombes à concession perpétuelle sont en mauvais état et visiblement abandonnées, la Ville doit lancer une longue procédure afin de pouvoir reprendre les concessions, faire déplacer les ossements et nettoyer le terrain avant de réaffecter l’emplacement à une nouvelle concession. Pour les concessions qui sont arrivées à échéance, les ayant-droit ont deux ans pour renouveler leur concession (ou y renoncer), avant que la Ville puisse les reprendre. Aujourd’hui, il y a plus de 2000 concessions périmées. Il faut savoir que le coût de reprise d’une concession oscille, pour la Ville, entre 800 et 1 000 euros.

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